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Analyse comparative de l'impact environnemental : Ciao Piaggio Endothermique vs Ciao transformé à vélo électrique
3 Juin 2025

Quel est l'impact environnemental d'une transformation électrique par rapport au moteur traditionnel ?

Dans le contexte de la transition écologique et de l'intérêt croissant pour la mobilité durable, il est crucial d'analyser les différences entre les véhicules traditionnels et les solutions électrifiées à l'aide de critères objectifs et de données mesurables. Cette étude compare deux versions du célèbre cyclomoteur italien : le mélange Ciao Piaggio et le Ciao transformé à vélo électrique par Ambra Italia. L'objectif est de fournir une vue d'ensemble technico-environnementale et économique tout au long du cycle de vie des deux véhicules.

ÉMISSIONS ET CONSOMMATION D'ÉNERGIE

Bonjour Endothermique

Le moteur à combustion interne Ciao est alimenté par un mélange essence/huile (2 %). Avec une consommation moyenne de 2,5 litres aux 100 km, il produit environ 5,8 kg de CO₂ aux 100 km (source : ISPRA, estimation des émissions moyennes par essence), auxquelles s'ajoutent une quantité importante de particules fines, de monoxyde de carbone et d'hydrocarbures imbrûlés, typiques des petits moteurs à deux temps, notoirement inefficaces et dépourvus de systèmes de réduction.

Ciao transformé à vélo électrique

La version électrique, alimentée par une batterie au lithium de 720 Wh (effective), consomme environ 0,71 kWh pour 42 km, ce qui correspond à 1,7 kWh pour 100 km. Si l'on considère une moyenne italienne des émissions provenant de sources d'électricité d'environ 230 g de CO₂/kWh (données GSE 2022), les émissions indirectes sont égales à 0,4 kg de CO₂ par 100 km : plus de 14 fois inférieures à celles de la version thermique.

IMPACT DE LA PRODUCTION ET FIN DE VIE

Moteur endothermique

Les cyclomoteurs à mélange contiennent des composants mécaniques en acier et en aluminium, dont l'impact sur la production a déjà été amorti au fil des décennies d'utilisation, mais sa fin de vie coïncide souvent avec la mise au rebut.

Dans le cas du Ciao transformé à vélo électrique, le cadre est récupéré et amélioré, évitant ainsi de nouvelles productions.

La production de batteries au lithium est la question critique. La construction d'une batterie de 720 Wh permet d'estimer entre 40 et 60 kg les émissions de CO₂ (source : Transport & Environment, 2020). Cependant, avec une durée de vie d'environ 800 à 1000 cycles de charge, l'impact est réparti sur plus de 30 000 à 40 000 km d'utilisation, ce qui rend l'effet cumulatif nettement inférieur à celui d'un véhicule mixte, même dans un système conservateur.

 

Recyclage des piles (Source : COBAT)

Le COBAT (National Collection and Recycling Consortium) affirme que dans un avenir proche, plus de 95 % des matériaux des batteries lithium-ion pourront être récupérés. Cela permet une gestion durable de la fin de vie, en limitant les déchets dangereux et en favorisant un cercle vertueux d' économie circulaire. La traçabilité des déchets et la valorisation des matériaux stratégiques représentent une valeur ajoutée non négligeable dans le bilan environnemental global.

RECHARGE DE L'ÉNERGIE ET DES INFRASTRUCTURES

Les vélos électriques Ambra Italia peuvent être rechargés via une prise domestique normale de 220 V, éliminant ainsi le besoin de stations dédiées. Chaque cycle de charge complet coûte environ 0,20 € (soit environ 0,30 €/kWh), ce qui rend le système extrêmement abordable. De plus, l'infrastructure électrique existante est tout à fait suffisante pour soutenir la recharge généralisée de ces véhicules, sans nécessiter de nouveaux réseaux ou d'investissements publics.

ANALYSE ÉCONOMIQUE COMPARATIVE

En termes de coûts d'exploitation, le Ciao traditionnel consomme 2,5 litres de mélange aux 100 km, ce qui correspond à environ 4,00 € (au prix moyen actuel de l'essence). A cela il faut ajouter les frais d'entretien du moteur et de la transmission.

Le vélo électrique consomme 1,71 kWh/100 km, ce qui équivaut à environ 0,40 € (estimé à 0,23 €/kWh). L'entretien est plus facile et moins fréquent. Même en tenant compte du coût de remplacement de la batterie après quelques années, les coûts totaux sont nettement inférieurs sur une échelle pluriannuelle.

L'analyse comparative entre le Ciao endothermique et sa version électrique met clairement en évidence la supériorité environnementale, énergétique et économique du véhicule converti. Le passage à l'électrique signifie une réduction drastique des émissions de CO₂, de la consommation de combustibles fossiles et de certains déchets. De plus, la récupération et l'utilisation des cyclomoteurs existants permettent d'économiser des ressources dans la production et de réduire l'impact de la fin de vie.

Grâce au soutien de systèmes de recyclage tels que COBAT, l'impact des batteries peut également être géré efficacement, ce qui contribue à boucler la boucle du point de vue de l'économie circulaire.

SOURCES

  • ISPRA – Inventaire national des émissions
  • GSE – Données sur le mix électrique national italien
  • COBAT – Rapport de collecte de batteries 2023
  • ENEA – Etudes comparatives sur la consommation d'électricité pour la mobilité
  • Ambra Italia – Données techniques exclusives relatives aux conversions